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du
hongrois au français
Les enseignements
ont été
transmis par Hanna en
hongrois.
Gitta et Lili prenaient des notes, qu'elles ont ensuite chacune
recopiées
sur des cahiers. C'est à partir de ses cahiers
que Gitta a établi
les éditions françaises de 1976 puis 1990.
L'édition
de 1976
La première édition
des Dialogues avec
l'ange
a été le fruit d'une longue gestation, débutée peu après son arrivée en
France en 1960. Elle est aussi le résultat d'un travail d'équipe avec
son mari Laci et Hélène Boyer. Il y eut également d'autres
collaborations, dont celle d'Henri Ormaechea, prêtre franciscain qui
passa deux ans, à raison d'une séance hebdomadaire, à relire le texte
avec Gitta. Voici son témoignage.

Gitta
Mallasz et son mari, Laci Walder (avec l'aimable autorisation de
Bernard Montaud)
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Le
père Henri Ormaechea et Dominique Raoul-Duval en 2012. Photo : Seven
Angel Films
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L'édition
de 1990 (dite "intégrale")
Comme il
n'avait pas
été possible
de faire figurer tous les entretiens dans la première édition, Gitta
souhaitait réaliser une édition "intégrale et définitive". Avec l'aide
de Dominique Raoul-Duval, qui chez Aubier avait publié la première
édition, elles a traduit les entretiens manquants et revu mot à mot la
première
traduction. Gitta a également étoffé ses commentaires pour partager
avec le lecteur ses
réactions à chaud et donner son interprétation de ce qu'elle
était en train de vivre (DA 1990, p. 15).
Dans un article
publié dans les cahiers d'Art'as (N° 27, juin 1993),
reproduit avec l'aimable autorisation de Bernard Montaud, Dominique
Raoul-Duval relate avec humour et émotion l'« expérience inoubliable »
de sa collaboration avec Gitta. |

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L'édition
de 1990 n'est en fait pas vraiment intégrale. Comme le révèle la
lecture du cahier
de Lili n°2 et de copies des cahiers de Gitta,
il manque de nombreux passages et même un entretien entier, celui du 11
août 1944. Il manque également l’entretien
27 avec Gitta que celle-ci a délibérément écarté des éditions pour se
conformer à la demande de l’Ange de le garder « sous
scellés ».
Édition Libellio
2022
En
2022, une contrefaçon
de l'édition de 1990 est publiée par les
éditions Libellio sous le titre Dialogue
avec l'ange
(sans s à Dialogues). Contrairement aux éditions
originales (et à sa volonté), Gitta
Mallasz est mentionnée comme en étant l'auteur.
Le texte des dialogues est fidèle à l'original, mais la mise en page
est différente et parfois aussi la typographie. Les commentaires de
Gitta ont été reformulés, souvent raccourcis ou ont simplement disparu.
Certains schémas ont été (mal) reproduits, d'autres non. Des
textes situés au début du
livre ne subsiste que l'introdution de |
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Gitta, fortement raccourcie. L'éditeur a par contre ajouté une
biographie de Gitta extraite
de Wikipedia, mais considérablement tronquée.
Bref, cette édition,
dont le prix n'est même pas incitatif, est à fuir d'autant qu'elle est
illégale. L'oeuvre de Gitta (traduction, schémas et commentaires) est
en effet toujours protégée par le droit d'auteur.
Édition de
2026 (dite "intégrale et définitive")
Les 12
nouveaux Dialogues annoncés par l'éditeur sont, d'une part, une
traduction des dix messages
de l'ange Morgen (Aube) transmis
par Hanna en allemand de décembre 1943 à février 1944, et d'autre part,
la traduction de deux entretiens inédits en hongrois.
Les messages de Morgen ne sont pas vraiment nouveaux, ils avaient déjà
été publiés en 2012 par Daimon, puis réédités en 2017.
Les
deux entretiens inédits, ainsi que les passages inédits
d'autres
entretiens qui les accompagnent, ont été traduits par Elena
Hinshaw Fishli, des éditions Daimon. |

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Cette
édition, ne peut être qualifiée d'« intégrale »,
car, comme il est facile de le constater, elle n'intègre qu'une petite
partie des
passages inédits que recèle le cahier
de Lili et il manque la plupart de ceux, bien moins nombreux,
du seul cahier
de Gitta qui subsiste.
D'autre part, comment peut-on qualifier de « définitive »
une traduction,
par nature imparfaite ? Et celle-ci non seulement l'est à plusieurs
égards –
elle n'est pas fidèle aux paroles prononcées en hongrois, ne
les restitue pas toujours en bon français et est passée à côté de la
plupart des
assez nombreuses erreurs et maladresses de la traduction
précédente –,
mais elle va jusqu'à dénaturer des
points essentiels de
l'enseignement.
Dans
l'attente d'une édition véritablement intégrale et supervisée par des
Hongroi(se)s, nous ne saurions donc trop conseiller de
s'en tenir, malgré ses lacunes et ses imperfections, à l'édition de
1990.
Coquilles dans l'édition de 1990
Malgré
tout le soin apporté par Gitta et son éditrice, il subsiste quelques
coquilles bien connues des familiers de l'enseignement, qu'il nous
semble important de signaler. Comme celles-ci :
- E18G, p. 104
La Force sacrée dont tu parles a été donnée pour
le Nouveau.
(et non "par
le Nouveau")
- E21L, p. 125
Vous écrivez la lettre T.
S'il manque un trait et qu'il n'y a que la barre horizontale
(et non
"verticale"),
Il y a aussi des traductions
inexactes, retouchées par les traducteurs des passages inédits
du cahier
de Lili. En voici quelques
exemples :
- E28G, p. 165
AINSI, VOUS VIVEZ DANS
L’ÉTERNEL ET DANS LA VIE,
CAR LA VIE ÉTERNELLE, C’EST LES
DEUX RÉUNIS.
- E28G, p. 167
Retournement de tout, Oméga-Alpha
est l’issue.
- E28G, p. 167
Car ce qui est en plus,
soit vers le haut, soit vers le bas,
fait
s’écarter du chemin.
C’est pour cela que vous
ressentez le peu, le trop.
- E29G, p. 176
LUI
est certitude.
(et non
"certain")
- Entretien 39, p. 238
L’ACTE, Dieu le sème – l’homme s'en
saisit. (et
non
"le reçoit")
- Entretien 42, p. 251
Le tourbillon conçoit et enfante des enfers,
et le nom de l’enfer :
«
ce qu'on ne peut plus faire », l’ancien.
(et non « ce
qui ne sert plus »)
- E63, p. 304
Il y a sept baptêmes, sept dissolutions,
sept délivrances.
(et non
"fusions". En hongrois, "oldás". C’est le même mot qui
revient plusieurs fois dans l’entretien 77 : « Dissous-toi ! ».)
- Entretien du 21 juillet 1944, p. 313
Le Nouveau Nom vit déjà.
De lui s'élève une force inouïe.
Il n’a que deux lettres : AD.
(et non "De lui s'élève une
force jamais connue. Seules deux lettres : A-D."
AD est un mot hongrois
qui signifie « (il/elle)
donne
». Voir aussi différences
entre éditions)
- E74, p. 334
Et tout s'accomplira par LUI
qui ne prend jamais, qui ne
fait que DONNER.
(et non
"qui SEUL
DONNE.")
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